Actualité
31 mars 2017
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes
Evaluation de la qualité de l’air

Bilan 2016 : amélioration de la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes

Photo aérienne paysages nuages
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Du 20 au 30 mars, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a présenté à la presse locale et régionale un premier bilan de la qualité de l'air pour l'année 2016. L'occasion de dresser un diagnostic de l'année écoulée et de confirmer certaines tendances mais aussi de mettre l'accent sur des problématiques ou spécificités plus locales. En présence des présidents des comités territoriaux, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a ainsi organisé six points presse à Clermont-Ferrand, Lyon, La Talaudière (prox. Saint-Etienne), Valence, Grenoble et le Bourget du Lac.

En 2016, l’amélioration de la qualité de l’air se confirme sur la région Auvergne-Rhône-Alpes. En effet, la tendance de long terme à l'amélioration se confirme avec une année 2016 également meilleure qu’en 2015. Ce bilan est toutefois à tempérer en raison de trois polluants qui demeurent encore préoccupants : les particules (PM10), le dioxyde d’azote (NO₂) – deux polluants faisant l’objet d’un contentieux avec l’Union Européenne - et l’ozone (O3), polluant secondaire n’apparaissant que l’été en fortes concentrations.

Du fait de la diversité des territoires au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes, les concentrations de polluants ne sont pas réparties de manière homogènes et il existe par conséquent des écarts importants d’exposition à la pollution. Certains espaces naturels sont préservés alors que des zones densément peuplées avec des activités importantes sont bien plus exposées, c’est le cas des grandes agglomérations de la région (Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand et Saint-Etienne). Des zones spécifiques, sensibles à la pollution sont également touchées par des niveaux plus élevés (vallées alpines et du Rhône en particulier).

évolution moyennes polluants 2007-2016

Malgré une amélioration réelle de la qualité de l’air, les axes à forte circulation routière sont encore impactés par des niveaux importants de pollution et des dépassements réglementaires de dioxyde d’azote. De, même, la vallée de l’Arve demeure touchée par des dépassements réglementaires concernant les particules, le dioxyde d’azote ainsi que le Benzo(a)pyrène. Un quatrième polluant présente des dépassements en 2016 sur des territoires plus étendus, au niveau des zones d’altitude et au sud de la région, il s’agit de l’ozone.

Info dépassements réglementaires 2016

Alors que l’année 2016 peut tout de même être considérée comme une bonne année en termes de qualité de l’air, de nombreux épisodes de pollution ont eu lieu, en particulier en fin d’année 2016 et au début de l’année 2017. En effet, cette période hivernale a été marquée par des épisodes de pollution aux particules en suspension d’une intensité et d’une durée importantes, mais également sur une grande étendue géographique. Une telle situation n’avait pas été enregistrée depuis 2011 sur le territoire régional.

 

Les épisodes hivernaux ne doivent pas masquer la tendance à l'amélioration de la qualtié de l'air sur les 10 dernières années. Ils mettent en avant le besoin de continuer à agir, par des plans durables, afin de continuer de réduire les émissions polluantes.

 

En Auvergne-Rhône-Alpes, les plans d’actions mis en œuvre par l’Etat, la Région et les collectivités ont un objectif commun d’amélioration de la qualité de l’air en se basant en particulier sur trois éléments :

  • La réduction des zones surexposées à la pollution (agglomération de plus de 250 000 habitants).

  • La disparition des problèmes dans les zones sensibles (vallées alpines, vallées du Rhône, zone de Moulins).

  • Le maintien des zones naturelles présentant une qualité de l’air non dégradée.

Retours sur les épisodes pollués de l'hiver 2016-2017

La région Auvergne-Rhône-Alpes a subi deux épisodes de pollution de forte ampleur, du 30 novembre 2016 au 4 janvier 2017 et du 18 au 30 janvier 2017 avec des niveaux de particules en suspension PM10 dépassant les seuils d’information et de recommandations et d’alerte sur une grande partie du territoire régional.
Ces deux épisodes présentent des points similaires (conditions météorologiques stables et froides favorisant l’accumulation des polluants, part non négligeable de particules issue de la combustion du chauffage et du transport routier, zones urbanisées et axes routiers importants les plus exposés…) mais également des spécificités avec d’un côté, l’épisode de décembre, particulièrement long dont la moitié des particules sont issues de la combustion (chauffage au bois, trafic routier et industries), et de l’autre, l’épisode de janvier, plus court mais touchant plus de territoires, avec des concentrations plus élevées et dont un quart des particules sont liées à la combustion.
Lors de ces épisodes de pollution hivernaux ont été mis en place pour la première fois sur le territoire régional des mesures de restrictions de circulation pour les véhicules à Lyon et Grenoble (circulation alternée et différenciée), mais également pour les poids lourds dans la vallée de l’Arve avec des effets mesurables sur la baisse des émissions.