Actualité
25 janvier 2017
Episode de pollution

Fin de l'épisode de pollution aux particules fines débuté le 19 janvier

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Les niveaux de particules fines ont été de nouveaux élevés lors de la deuxième quinzaine du mois de janvier 2017, en cause notamment, les émissions du trafic routier et du chauffage au bois non performant, associées à des conditions atmosphériques favorisant l’accumulation des polluants. L’arrivée d’une perturbation par le sud a favorisé la dispersion progressive des polluants sur les différents territoires avec une baisse notable des polluants sur les territoires du sud. Cette diminution a conduit à la levée des dispositifs de gestion des épisodes pollués à partir du 26 janvier et à la fin de l’épisode le lundi 30 janvier 2017.

 

Situation et évolution de l'épisode

Les niveaux de particules en suspension ont commencé à augmenter progressivement à partir du 14 janvier 2017 en Auvergne-Rhône-Alpes en raison de températures très froides nécessitant un besoin en chauffage important ainsi qu’une masse d’air stable favorisant l’accumulation des polluants.

Les niveaux enregistrés ont conduit au déclenchement du dispositif préfectoral d’Information et de recommandations dès le 19 janvier dans la Vallée de l’Arve. A partir du 20 janvier, dix territoires sont concernés par des déclenchements de procédures avec le passage au niveau d’alerte 1 pour la Vallée de l’Arve.

Jusqu’au 25 janvier, une grande majorité du territoire rhônalpin est touché par des niveaux élevés de particules justifiant le maintien des procédures préfectorales d’alerte.

Afin de limiter les émissions polluantes, des actions contraignantes de réduction des émissions ont été mises en place sur certaines zones (limitation de vitesse, circulation différenciée, restriction d'utilisation de certaines chaudières bois...)

Dès le 26, les territoires du sud (Ouest Ardèche, Vallée du Rhône, Zone Alpine Isère) ainsi que les territoires auvergnats sont sensiblement moins exposés et les dispositifs préfectoraux sont levés. Dimanche 30 janvier, toutes les zones à l’exception de Lyon ont relevé des valeurs inférieures à 50 µg/m3 et la baisse de ces concentrations a conduit à la levée des procédures d’alerte sur la totalité des territoires.

Les conditions météorologiques perturbées, avec une forte hausse des températures ainsi que la dispersion des inversions de températures permettent de limiter les émissions et l’accumulation des polluants et le taux de particules dans l’air.

 

 

Les caractéristiques de l'épisode

L'épisode en cours sur la région Auvergne-Rhône-Alpes est dû en grande partie aux émissions primaires de combustion, avec une prépondérance de la combustion de biomasse (principalement liée au chauffage au bois) par rapport à la combustion d'hydrocarbures (trafic routier, industries). Toutefois, une part significative des particules sont dites secondaires, car proviennent de mécanismes physico-chimiques. Des investigations complémentaires sont en cours pour mieux comprendre l'origine de ces particules secondaires. 

 

La qualité de l’air au fil des jours : 

 

Les critères d’activation du dispositif inter-préfectoral  

Le dispositif inter préfectoral est activé puis évolue en fonction de l’analyse quotidienne de la qualité de l’air prévue pour le jour même et pour le lendemain ainsi que de la durée de l’épisode. Cette gestion est réalisée sur 17 zones distinctes en Rhône-Alpes. Quatre polluants sont pris en compte (dioxyde d’azote, ozone, particules PM10, dioxyde de soufre) et des seuils « d’information et de recommandations » et « d’alerte » sont définis pour chacun d’eux.

L’analyse du dépassement de seuil est réalisée sur la base des cartes de pollution de fond modélisées au quotidien, plutôt que sur des données ponctuelles recueillies sur des stations de mesure. Cela permet de mieux caractériser la zone impactée et le nombre d’habitants touchés par l’épisode de pollution. Ainsi, le seuil d’information ou d’alerte est considéré comme dépassé si une surface d’au moins 25 km2 dans le bassin est concernée par un dépassement de seuils ou si au moins 10 % de la population du bassin est concernée par un dépassement de seuil. L’activation au niveau « alerte N1 » peut être réalisée en cas de franchissement du seuil d’alerte ou en cas de persistance d’un épisode pollué. En savoir plus : Dispositif préfectoral

 

 

Comment chacun d’entre nous peut-il contribuer à limiter l'épisode de pollution ?

•  En évitant d’utiliser les installations de chauffage très polluantes : foyers ouverts d'appoint, appareils au bois d'appoint type inserts, poêles, chaudières installées avant 2000 ;
•  En limitant l’usage des véhicules automobiles, notamment les véhicules diesel non équipés de filtres à particules et en privilégiant les modes de transport alternatifs (transports publics, vélos,…) ; si l’utilisation d’un véhicule à moteur thermique ne peut être évité, en réduisant sa vitesse de 20km/h sur les voies où la vitesse maximale autorisée est supérieure ou égale à 90km/h ;
•   En ne brûlant pas de déchets verts (pratique interdite sauf dérogation pour des professionnels).

 

 

Quelques liens pour tout comprendre durant un épisode de pollution

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Mes déplacements
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Le dispositif préfectoral
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Mon chauffage
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Effets sur la santé