Actualité
26 avril 2016
Pollens (ambroisie, graminées, …)

La pollution atmosphérique amplifie les allergies au pollen

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Après un hiver particulièrement doux, les pollens ont commencé de manière précoce à faire éternuer des millions d'allergiques. Rhinites, crises d’asthme, rhino-conjonctivites : les allergies aux pollens auraient triplé au cours des vingt-cinq dernières années, et la pollution de l’air n’y serait pas pour rien.

Les facteurs influençant le nombre de pollens dans l’air 

En 2016, la saison des pollens est très avancée dans l’année, mais selon les périodes, on observe de grosses variations dans le début des épisodes de pollinisation. Les deux principales raisons de cette précocité sont : 

  • La météorologie  

La diffusion des pollens augmente en fonction de la force du vent et de la température.
Le réchauffement climatique entraîne notamment une pollinisation précoce des arbres. Il induit également une migration régulière des espèces d’arbres et de plantes.

  • La pollution atmosphérique 

La pollution joue également un rôle important, notamment en multipliant le nombre d’allergènes dans le pollen. En effet, en entrant au contact d’un polluant chimique, la paroi du grain de pollen se déforme et libère des allergènes, qui se disséminent dans l’air et pénètrent dans le système respiratoire bien plus profondément que les grains de pollen. Les polluants atmosphériques accentuent donc l’irritation des muqueuses nasales ou oculaires et abaissent le seuil de réactivité allergique.

D’autre part, elle fragilise l’individu. L’ozone et le dioxyde d’azote augmentent par exemple l’hyper réactivité bronchique en favorisant la production d’anticorps, activateurs de l’allergie. Les particules en suspension modifient également le seuil de sensibilité aux allergènes.

Comment surveille-t-on les pollens dans l’air ?

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Les capteurs utilisés sont placés en hauteur de façon à couvrir une zone de 20 à 30 kilomètres de rayon. Les effets strictement locaux de la végétation environnante sont ainsi atténués.

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Les particules sont impactées sur une bande de cellophane, fixée sur un tambour qui défile à raison de 2 mm/heure devant la fente d’aspiration du capteur et cela pendant une semaine. La bande est détachée de son support, pour être examinée au microscope optique.

Air Rhône-Alpes participe à la surveillance des pollens en effectuant des relevés et comptages à Grenoble et Roussillon mais c’est le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) qui coordonne et assure la surveillance des pollens au niveau national.

Ces mesures permettent d’établir l'indice allergo-pollinique hebdomadaire en prenant en compte les quantités de grains de pollens et leur pouvoir allergène. Cet indice s'échelonne de 0 (nul) à 5 (très élevé), est diffusé aux médecins et à plusieurs relais d'information.

En Rhône-Alpes, les pollens d'arbres sont les plus impliqués dans les allergies de février à avril (frêne, bouleau, etc.), les graminées indisposent de nombreux allergiques en mai/juin et l'ambroisie est à son apogée en août/septembre (Plateforme de prévision pollinique de l’ambroisie

Comment s’informer sur les prévisions polliniques ? 

Chaque semaine, un bulletin allergo-pollinique est publié ainsi qu’une cartographie départementale du risque allergique prévisionnel établie à partir des quantités de pollens mesurées, des prévisions météorologiques pour les jours à venir, du stade phénologique des végétaux et de l'intensité des symptômes constatés par les médecins chez leurs patients allergiques aux pollens. Vous pouvez le consulter sur le site du RNSA sur www.pollens.fr .

Vous pouvez retrouver également sur le site d’Air Rhône-Alpes la carte hebdomadaire du risque allergique d’exposition aux pollens ou  vous abonner au bulletin quotidien d’Air Rhône-Alpes pour recevoir la prévision hebdomadaire de l’indice pollinique.