Actualité
31 mai 2017
Air et Santé
Evaluation de la qualité de l’air
Plans et programme d'actions

L'ANSES recommande de poursuivre les efforts pour améliorer la qualité de l'air et mieux protéger les populations

illu_actu_sante_full.jpg
Partager :

Dans l’objectif de répondre au mieux aux besoins de protection de la santé des populations, l’ANSES a publié le 23 mai son avis et le rapport d’expertise relatifs aux normes de qualité de l’air ambiant et leurs évolutions, en particulier concernant les particules fines (PM10 et PM2.5), le dioxyde d’azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2) et l'ozone (O3). L’agence recommande de poursuivre les efforts afin d’améliorer encore la qualité de l’air.

Ce rapport fait suite à la demande des Directions générales de la Santé ainsi que de l’Energie et du climat d’évaluer et d’expertiser les normes actuelles puis de faire des propositions ayant pour objectifs d’avoir des normes répondant au mieux aux besoins de protection de la santé des populations.

Depuis plusieurs années déjà, les différentes études et les divers travaux ont confirmé les effets néfastes des polluants de l’air ambiant pour la santé humaine, et mettent en avant un enjeu de santé public majeur. C’est pourquoi l’ANSES propose de poursuivre les efforts dans la mise en œuvre de politiques publiques de long terme en faveur de l'amélioration de la qualité de l'air.

Pour les polluants visés par l’expertise (PM10, PM2.5, NO2, SO2 et O3), l'Anses propose plusieurs recommandations qui sont :

  • D'envisager l'adoption de valeurs limites d’exposition de la population plus protectrices que les valeurs actuelles pour les particules fines (PM10 et PM2.5), une ambition qui devra être portée au niveau de la Commission européenne puisque ces normes sont issues de la transposition de la réglementation européenne. L'Anses souligne que toute réduction des niveaux de concentration dans l’air de PM10 et PM2.5 conduira à un bénéfice sanitaire.
  • De proposer une norme visant à prévenir les effets à court terme des PM2.5. Une valeur limite en moyenne journalière de 50 µg/m3 est proposée pour les particules PM10. Une telle norme devrait être déclinée pour les PM2.5pour lesquelles les nouvelles connaissances sur les effets sur la santé sont désormais nombreuses.
  • De conserver des seuils d'information et d'alerte compte tenu des effets sanitaires à court terme pour les polluants NO2, SO2, O3, et les PM10 et de l’intérêt qu’ils présentent pour les groupes de populations sensibles identifiés.
  • D’envisager une simplification de la réglementation française en matière de normes de la qualité de l’air :

              - les objectifs de qualité de l’air en vigueur sont en effet peu connus du public et peu visibles dans la communication institutionnelle. Il pourrait être envisagé de faire référence aux valeurs guides de l’OMS en matière d’objectifs à atteindre à long terme.

              - les seuils d’alerte relatifs à l’ozone de 300 et 360 µg/m3 pourraient être supprimés pour ne conserver que le seuil de 240 µg/m3.

  • De réaliser des travaux complémentaires pour évaluer l'efficacité de l'action publique dans la lutte contre la pollution de l'air et identifier les leviers pour mieux mobiliser les décideurs et le grand public.
  • De mettre à l'étude un nouveau vecteur de communication quotidien, permettant de décrire pour le grand public les données de qualité de l'air au regard des enjeux sanitaires.

(Source ANSES)