Histoire et expertises

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Depuis les premières mesures de qualité de l’air dans les années 60 jusqu’à la création de l’observatoire régional en 2016, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes construit son expertise de la qualité de l’air depuis plus de 50 ans. Chaque année, l’observatoire développe un peu plus ses méthodes et modernise ses techniques de mesure et d’expertise de la qualité de l’air.

Aujourd’hui encore, l’observatoire continue d’innover et enrichit la portée de son action, notamment dans l’accompagnement des décideurs ou encore dans la sensibilisation du public.

Historique

Dates clés Evènements
1960 Premières mesures de la qualité de l'air en Rhône-Alpes
1966 Premières mesures de la qualité de l'air en Auvergne
1976 Création d'ASCOPARG, Association pour le Contrôle et la Prévention de l'Air dans la Région Grenobloise
1979 Création de COPARLY, Comité pour le Contrôle de la pollution atmosphérique dans le Rhône et la région Lyonnaise
1986 Création d'ATMO Auvergne (Anciennement AMPAC, Association pour la Mesure de la Pollution Atmosphérique de l'Agglomération Clermontoise), Association pour la Mesure de la Pollution Atmosphériques de l'Auvergne.
1990 Création de SUP'AIR, Association de surveillance de la qualité de l'air du Nord-Isère
1991 Création d'AMPASEL, Association de Mesures de la Pollution Atmosphérique de Saint-Etienne et du département de la Loire
1995 Création d'Air-APS, Association de surveillance de la qualité de l'air de l'Ain et des Pays de Savoie
1997 Création d’ATMO Drôme Ardèche (Anciennement ASQUADRA), Association pour la surveillance de la qualité de l'air en Drôme et Ardèche
2003 ASCOPARG, COPARLY et SUP'AIR ont créé le GIERSA (Groupement d'Intérêt Economique de Réseaux de Surveillance de l'Atmosphère) afin de mettre en commun leurs moyens humains et financiers
2007 AMPASEL et ATMO Drôme-Ardèche rejoignent le GIERSA qui devient ATMO Rhône-Alpes
2012

Régionalisation : Air-APS, chargé de la surveillance de l'Ain et des Pays de Savoie et ATMO Rhône-Alpes s'unissent pour former Air Rhône-Alpes, l’observatoire de la qualité de l’air de la région Rhône-Alpes

2016 Loi NOTRE (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) : ATMO Auvergne et Air Rhône-Alpes forment un observatoire unique de la qualité de l'air sur la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes.

Expertise

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes dispose d'un écosystème d’outils et d’une méthode spécifique pour mesurer, analyser et diffuser l’état la qualité de l'air en Rhône-Alpes

Réseau de mesures

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes maitrise l’ensemble de la chaine technique, en 4 étapes, relative à la surveillance réglementaire de la qualité de l’air en Rhône-Alpes :

  • Prélever : l'air extérieur est prélevé 24h/24 grâce au réseau fixe de stations de mesure. Ces stations sont équipées de têtes de prélèvements reliées à l'aide de pompes aux appareils de mesure.

  • Mesurer : l'air extérieur circule vers différents analyseurs pour mesurer les concentrations de polluants. Une moyenne est calculée chaque quart d'heure.

  • Valider : les données sont transmises par ligne téléphonique et sont stockées dans une base de données. Elles sont vérifiées et validées chaque jour par les équipes de l'observatoire avant d'être exploitées.

  • Diffuser : Une fois validées, les données sont diffusées sur le site d'Air Rhône-Alpes

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© Vincent DARGENT

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes dispose d’un réseau de 96 stations de mesure permanentes, réparties sur les 12 départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes et qui fonctionnent 24h/24 et 7j/7j. Elles accueillent différents appareils d’analyse de concentrations de polluants réglementés ou non. Certains polluants sont suivis en temps réel, d’autres font l’objet de prélèvements et d’analyses différées en laboratoire.
Le choix de l’emplacement d’une station est établi en fonction de son objectif de surveillance et doit se conformer à des critères réglementaires d’implantation définis au niveau national. Il existe 5 typologies de sites (urbain, périurbain, rural proche, rural régional et rural national), et chacune des mesures d’un site est qualifiée par une influence (fond, trafic, industrielle) : ce dispositif permet d’apprécier la pollution de l'air dans des environnements variés  afin d'appréhender au mieux l'exposition réelle de la population.
Les mesures de qualité de l’air permettent également de vérifier les résultats des outils numériques de modélisation atmosphérique et d’en ajuster les paramètres : elles contribuent ainsi à l’obtention de cartographies spatialisée de la pollution.

 Voir la carte du réseau de surveillance en Rhône-Alpes  Voir la carte du réseau de surveillance en Auvergne

  

Laboratoires

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Le métrologue présente le fonctionnement d’une enceinte de pesée des filtres chargés en particules

Pour disposer d’un panel le plus large de mesures et assurer la fiabilité des résultats, l'observatoire intègre deux laboratoires, de métrologie et de chimie.

Le laboratoire de Métrologie est opérationnel depuis 2001 et correspond au "niveau 2" de la chaîne française d'étalonnage. Depuis 2004, il est accrédité COFRAC Etalonnage section "Chimie et Matériaux de Référence" pour plusieurs polluants (SO2, O3, CO, NO et NOx).

Le laboratoire de chimie gère les prélèvements et les analyses des composés gazeux ne pouvant pas être suivis par des mesures automatiques (métaux lourds, HAP, COV, aldéhydes, Dioxines/PCB, Pesticides). Il sert également de support méthodologique pour toute nouvelle mesure de polluant atmosphérique.

Inventaire et cadastre des émissions de polluant

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Air Rhône-Alpes développe et enrichit en continu un inventaire des émissions atmosphériques, un outil de description qualitative et quantitative des rejets de certaines substances dans l'atmosphère, réparties de façon géographique, issues de sources anthropiques ou naturelles.
Développé à l’origine pour alimenter des modèles de simulation de la qualité de l’air, l’inventaire des émissions s’impose aussi aujourd’hui comme un outil de diagnostic environnemental des territoires, en identifiant la contribution de chaque secteur d’activité. La chaîne de calculs ESPACE (Evaluation des inventaires SPatialisés Air Climat Energie) permet également de se projeter dans l’avenir en évaluant l’impact des politiques publiques sur les émissions de polluants.

Un inventaire des émissions atmosphériques consiste en un calcul théorique des flux de polluants émis dans l’atmosphère (masses de composés par unité de temps). Ce calcul est généralement réalisé par un croisement entre les données dites primaires (statistiques, comptages routiers, enquêtes, consommations énergétiques…) et des facteurs d’émissions issus d’expériences métrologiques ou de modélisation.

Modélisation atmosphérique

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La modélisation atmosphérique est la mise en œuvre d’équations physiques et chimiques pour récréer de manière numérique les phénomènes atmosphérique complexes. Cet outil de simulation numérique permet à Atmo Auvergne-Rhône-Alpes de prévoir, anticiper et analyser de façon objective les phénomènes atmosphériques sur tout ou partie du territoire, en une période donnée. Les résultats de modélisation permettent notamment de cartographier la pollution.

Pour Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, les apports de la modélisation sont précieux et variés :

  • Prévoir des pics de pollution
  • Estimer l’efficacité des mesures vis-à-vis de la qualité de l'air : impact des nouvelles technologies de dépollution, d’infrastructures routières, test des scénarii en termes d'urbanisme et de transports.
  • Estimer l’exposition de la population aux niveaux de pollution vis-à-vis de la réglementation.
  • Etudier la variation des polluants dans l’espace et dans le temps pour mieux comprendre les phénomènes de formation, de destruction, d’accumulation et de transport des polluants.

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes développe notamment ses compétences sur la chaine de modélisation à l'échelle régionale, incluant les modèles WRF, Chimere et CAMx  et sur le modèle Sirane/ADMS à l'échelle de la rue.

La modélisation atmosphérique est la mise en œuvre d’équations physiques et chimiques pour récréer de manière numérique les phénomènes atmosphériques complexes.