Influence de la météo

Station météo
Partager :

La qualité de l'air dépend de l'émission de substances polluantes par différentes sources comme les industries, les transports, les sources tertiaires et domestiques mais dépend également des conditions météorologiques. En effet, la climatologie (vitesse et direction du vent, température, rayonnement, pression atmosphérique…) influence le transport, la transformation et la dispersion des polluants.

Le vent 

Une fois émis par une source dans l'atmosphère, un polluant va se disperser dans l'air. 
Le vent est un élément fondamental tant par sa direction pour orienter les panaches de polluants, que par sa vitesse pour les diluer plus ou moins dès l’origine. 
A la surface de la Terre, les différents obstacles limitent la vitesse du vent et donc la dispersion des polluants. La vitesse du vent augmente généralement avec l’altitude, ainsi plus les polluants s’élèvent et plus leur dispersion est facilitée. 
Plus la vitesse du vent est faible et plus les polluants risquent de s’accumuler. 
Un vent fort et de direction clairement définie peut diriger un panache vers une zone spécifique, et y concentrer ainsi la pollution. 

La pluie

La pluie est généralement bénéfique pour la qualité de l’air car les précipitations « lessivent » l’atmosphère en diminuant les concentrations dans l’atmosphère.
Le principe général repose sur le fait que l’eau qui tombe va interagir avec les polluants présent lors de sa chute et ainsi les transformer ou les déposer au sol.  

Il existe cependant des effets pervers dans ce phénomène. 
Par exemple pour les oxydes d’azote, le lessivage est un phénomène efficace pour réduire ces concentrations mais ces derniers par leur interaction chimique avec l’eau participent à la formation des pluies acides. Les particules ainsi « lessivées » se retrouvent dans le sol et participent à la pollution des sols et les eaux. 
Quant à l’ozone, même s’il est peu soluble dans l'eau, le lessivage va tout de même contribuer à la baisse des concentrations en rabattant au sol les  polluants participant à la production de l’ozone (précurseurs) présents dans l’atmosphère (oxydes d’azote et composés organiques volatils).

La température

Relevés température

Les températures, trop élevées ou trop basses sont défavorables à la qualité de l’air.
La température agit à la fois sur la chimie et les émissions des polluants. 
Ainsi certains composés voient leur volatilité augmenter avec la température, c’est le cas des composés organiques volatils.
Le froid, lui, augmente les rejets automobiles du fait d’une moins bonne combustion.
La chaleur estivale et l’ensoleillement favorisent les processus photochimiques, comme la formation d’ozone.

 

L’inversion de température

La température joue un rôle important dans la dispersion verticale des polluants de l'air.En effet, en condition atmosphérique instable, la température décroît régulièrement avec l'altitude (cf schéma à gauche). 
Comme les polluants émis le sont très souvent à des températures plus hautes que celle de l'air ambiant, ces polluants vont s'élever par convection thermique : l'air chaud se dilate et devient plus léger que l'air froid. La dispersion des polluants est donc facilitée en cas d’atmosphère instable.    

Dans une atmosphère stable, un phénomène appelé inversion de température peut se produire : la température de l’air augmente avec l’altitude (cf schéma à droite)  Au cours de la nuit, la terre se refroidit plus vite que l'atmosphère. De ce fait, les couches d'air au niveau du sol deviennent plus froides que les couches immédiatement supérieures. La situation devient alors favorable à l’accumulation de polluants qui se retrouvent comme bloqués sous un couvercle.

Schéma illustration inversion de température

 

Ces inversions se produisent généralement lors des nuits dégagées et sans vent. 
Elles peuvent persister plusieurs jours, notamment en hiver où l'ensoleillement est faible. Dans les régions montagneuses, le phénomène est accentué par les brises de montagnes qui amènent l’air froid des sommets vers la vallée.

Les pics de pollution au dioxyde de soufre, aux oxydes d'azote et aux particules en suspension sont souvent liés à ce phénomène d’inversion de température.