Mes déplacements

Se déplacer en ville
Partager :

Le transport routier est une source importante de pollution de l’air et de dégradation du climat. Pourtant dans tous les besoins de mobilité, il est possible de réduire ses émissions de polluants et de Gaz à Effet de Serre. A chacun de trouver, pour chaque déplacement, la solution la plus adaptée.

Le transport routier, une source importante de pollution de l'air en Rhône-Alpes

Le centre des grandes agglomérations et le voisinage immédiat des axes routiers sont particulièrement touchés par la pollution liée au trafic automobile. Dans la région, les transports contribuent à plus de la moitié des émissions d’oxyde d’azote et à environ ¼ des émissions de particules. Réduire l’exposition des populations affectées par cette pollution constitue un enjeu de santé publique.

Habiter à proximité du trafic routier augmenterait de 15 à 30 % les nouveaux cas d’asthme chez l’enfant. De plus, les transports contribuent à la dégradation du climat (plus d’1/3 des émissions de GES*). 

Optimisons et diversifions notre mobilité pour améliorer la qualité de l'air et la santé de tous !

En ville, la marche à pied, le vélo, les transports en commun, les solutions d’auto-partage ou de voitures en libre-service sont autant de moyens de se déplacer.
En zones périurbaines ou rurales, les transports alternatifs à la voiture peuvent être limités. Cependant, une multitude de solutions permet d’optimiser l’utilisation de votre véhicule et ainsi réduire jusqu’à 60 % de vos émissions de polluants : covoiturage, parc-relais, éco-conduite, achat d’un véhicule sobre et adapté à ses besoins, innovations technologiques comme la voiture hybride, le start & stop... 

Actions pour préserver la qualité de l'air dans ses déplacements (campagne de l'air)

 

 

"Mes déplacements" en cas d'épisode de pollution

En cas d’épisode de pollution quelles sont les actions pouvant être menées sur les transports ? 

Lors des épisodes de pollution les actions misent en place sont principalement la limitation de vitesse et la restriction de circulation (circulation alternée ou différenciée sur la base des certificats de qualité de l’air, ou combinaison des deux). Ces actions ont d’abord pour objectif de réduire l’exposition des riverains aux abords des grands axes routiers. En effet la réduction du nombre de véhicules en circulation sur ces axes est un des leviers les plus efficaces pour limiter l’exposition de ces personnes.

En savoir plus sur la pollution à proximité d'une infrastructure routière.

 

A quoi sert l’abaissement de la vitesse ? 

Les émissions de polluants sont dépendantes de la vitesse de déplacement des véhicules. La vitesse optimale stabilisée de circulation pour les émissions de polluants atmosphériques est d’environ 70 km/h. Deux situations doivent être considérées :

  • Le trafic est fluide et les véhicules circulent à une vitesse supérieure à leur vitesse optimale : l’abaissement de la vitesse maximum est un moyen de réduire les émissions. La baisse sur les émissions est davantage marquée sur les véhicules légers, elle est de l’ordre de 5% sur les voies rapides urbaines (VRU).
     
  • Le trafic est congestionné : les véhicules circulent en dessous de leur vitesse optimale et alternent des phases d’accélération et de freinage qui sont très émettrices de polluants atmosphériques. La réduction de la congestion constitue donc un moyen de réduire les émissions de polluants, la baisse est de l’ordre de 7% sur les voies rapides urbaines.

Il convient de noter que les bordures des VRU correspondent à des zones où les populations sont exposées à un air très dégradé et à des nuisances sonores importantes : la limitation de vitesse permet donc de protéger localement ces populations.

Quel est l’effet de la circulation alternée sur les épisodes de pollution ? 

Si la circulation alternée peut compliquer le quotidien des automobilistes, elle permet toutefois une baisse sensible des émissions de polluants. Par exemple lors de l’épisode de pollution de fin d’année 2016, lors de la mise en place d'une telle mesure à Lyon et Villeurbanne, le trafic routier avait diminué d'environ 20%, (chiffre communiqué par le service Voiries de la Métropole de Lyon) ce qui s'était traduit par une baisse des émissions de particules PM10 de 21% et NOx de 21% soit respectivement -10% et -6% des émissions totales (tous secteurs confondus) sur le périmètre des deux communes.  

Quelles autres mesures existent-ils en matière de transport pour limiter les épisodes de pollution ?

Plutôt qu’une circulation alternée portant sur l’intégralité du parc routier (dérogations exceptées), une alternative est de limiter l’accès à certains territoires aux véhicules les plus anciens, qui sont les plus polluants. Ces dispositions sont possibles depuis la mise en place des certificats de qualité de l’air Crit’air.
Les collectivités du bassin grenoblois et la préfecture de l’Isère ont mis en place sur cette base  un dispositif partenarial qui combine des actions de restriction du trafic routier et des actions d’accompagnement et de communication au quotidien visant à faciliter l’adaptation éclairée des comportements de mobilité aux enjeux de la qualité de l’air. Le dispositif se décline en actions concrètes dès l’apparition du pic de pollution : 

  • limitation de la vitesse ; 
  • interdiction de circulation en fonction du Certificat Qualité de l'Air ; 
  • incitation tarifaire à l’usage des transports alternatifs à la voiture (bus, tramway, vélo). 

L’interdiction de circulation des véhicules les plus anciens (sans certificat qualité de l’air) permet de réduire de 8% les émissions de particules du secteur des transports routiers (8% du parc de véhicules), l’interdiction de circulation des véhicules dotés de certificats qualité de l’air 4 et 5 permet de réduire de 37% les émissions de particules du secteur des transports routiers (26% du parc de véhicules). Bien évidemment, ces réductions d’émissions ne sont effectives que si la mesure est respectée pour l’ensemble du parc de véhicules visé. L’évaluation des mesures effectivement mises en place en décembre 2016 dans le bassin grenoblois, sur la base de données réelle, n’a pas encore été réalisée.

Pour en savoir plus : Dispositif mis en place en région grenobloise

Peut-on continuer à faire du vélo ou du jogging en cas d’épisode de pollution ?

En ce qui concerne la pratique du vélo en ville, des études, en particulier françaises, ont mis en évidence que les bénéfices pour la santé (liés à l’augmentation d’activité physique générée) étaient largement supérieurs aux risques induits, et cela même si en pédalant, on peut être plus exposé à la pollution de l’air (selon l’intensité avec laquelle on pédale et via l’augmentation du volume d’air inhalé). Ce constat vaut pour d’autres activités physiques ou sportives telles que le jogging.

Toutefois, lors d’un épisode de pollution, la pratique de ces activités physiques doit être privilégiée dans des secteurs à l’écart des sources majeures de pollution, telles que les grands axes routiers, et pendant les moments de la journée où le niveau de pollution est le moins élevé.

(Source: Air extérieur & santé - Questions Réponses - Direction Générale de la Santé, avril 2016)