Foire aux questions

Vos questions les plus fréquentes sur la qualité de l'air

 

1. De quels facteurs dépend la qualité de l’air que je respire ?

2. Quelles sont les zones les plus touchées en Rhône-Alpes par les problématiques de qualité de l’air ?

3. La pollution en Rhône-Alpes est-elle atypique ?

4. Quels sont les polluants les plus problématiques en Rhône-Alpes ?

5. Pourquoi autant de pics de pollution en hiver ces dernières années ?

6. La pollution a-t-elle tendance à diminuer ou à augmenter au fil des ans en Rhône-Alpes ?

7. Les activités humaines émettent-elles de plus en plus de polluants dans l’air ?

8. Seules les usines rejettent  des polluants ?

9. Est-ce possible de localiser les industries fortement émettrices de polluants en Rhône-Alpes ?

10. Jusqu’à quelle distance d’une infrastructure routière est-on fortement exposée à la pollution de l’air ?

11. Comment choisit-on où implanter un site de mesures ?

12. Où se trouve la station de mesures la plus proche de chez moi ?

13. Je souhaite accéder aux mesures en temps réel de la station la plus proche de chez moi, comment faire ?

14. Comment connaître la qualité de l’air dans les endroits où il n’y a pas de station de mesures ?

15. Les études 

16. Des indices pour quantifier la qualité de l’air chaque jour

17. Comment puis-je signaler une odeur gênante ou suspecte ?

18. L’air est-il pollué à l’intérieur de nos habitations ?

19. Je souhaiterais faire réaliser des mesures d’air chez moi, à qui dois-je m‘adresser ?

20. Comment agir, individuellement et collectivement, pour diminuer les émissions de polluants atmosphériques et protéger les populations ?

21. Est-ce que je pollue lorsque je fais brûler des végétaux à l’air libre ?

22. Où puis-je trouver des documents pédagogiques traitant de la qualité de l’air ?

23. Par quel moyen obtenir des informations régulières sur la qualité de l’air que je respire ?

24. Pourquoi l'indice peut-être plus élevé en zone rurale ou interurbaine qu'en agglomération ?

 

 

1. De quels facteurs dépend la qualité de l’air que je respire ?

  • De la nature et les quantités de polluants rejetés par les activités humaines : plus les rejets sont importants et plus la concentration en polluants dans l'air risque d'être élevée.

  • La climatologie : en hiver, les épisodes anticycloniques froids favorisent à la fois les rejets (le chauffage augmente, les rejets de polluants associés également) et l'accumulation des polluants (forte pression et absence de vent bloquent les polluants dans les basses couches de l'atmosphère où sont concentrés la population et les principaux écosystèmes). En été, le rayonnement solaire conduit à des transformations chimiques de polluants, transformations à l'origine d'autres substances toxiques.

  • La topographie : le relief a tendance à bloquer ou freiner les vents généraux qui pourraient disperser les polluants.

 

2. Quelles sont les zones les plus touchées en Rhône-Alpes par les problématiques de qualité de l’air ?

  • Les quantités de polluants rejetés sont importantes le long des grands axes de circulation et autour des pôles industriels, ce qui peut conduire à des situations d’épisodes de pollution. A contrario, en zone rurale ou alpine, les émissions de polluants sont largement plus faibles, sauf pour certains composés (pesticides notamment).

  • Sur une même commune, la qualité de l'air peut varier considérablement à quelques centaines de mètres près, selon que l'on se trouve à proximité ou non de voiries importantes ou sous le vent d'une installation industrielle (chaufferie urbaine ou incinérateur d'ordures ménagères, fréquemment installés en milieu urbain).

  • Les conditions météorologiques et topographiques sont plutôt favorables à la dispersion des polluants en vallée du Rhône, avec des vents de secteur Nord-Sud et Sud-Nord majoritaires et souvent assez soutenus. En revanche, elles sont un facteur aggravant dans l’est de la région, notamment dans les vallées alpines.

  • 740 communes (soit un quart des communes de la région) sont situées en « zone sensible » pour la qualité de l’air. Les pouvoirs publics doivent faire en sorte que la qualité de l’air ne soit pas plus dégradée sur ces territoires, notamment en maîtrisant les émissions de particules en suspension liées au chauffage au bois individuel et collectif. Retrouvez ici la liste des communes considérées comme « sensibles pour la qualité de l’air » (notion issue du Schéma Régional Climat Air Energie de Rhône-Alpes), essentiellement localisées dans les grands bassins de vie, à proximité des principaux axes routiers et dans les fonds de vallées alpines.

Voir la carte des communes sensibles.

3. La pollution en Rhône-Alpes est-elle atypique ?

Rhône-Alpes n’est pas une exception, la qualité de l’air n’est pas satisfaisante dans de nombreux territoires. Ainsi en 2011, des franchissements de normes ont été constatés dans plus de la moitié des régions françaises. Plus d’un tiers des agglomérations françaises de plus de 100 000 habitants ont alors connu un dépassement de valeurs réglementaires, pour les particules PM10 et/ou le dioxyde d’azote, sur au moins un de leurs sites de surveillance. Pour une très grande majorité, les sites en dépassements sont en bordure de voies de circulation.
Par ailleurs, d’après un récent rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement, de nombreuses régions d’Europe doivent faire face à des problèmes persistants liés aux concentrations de particules et d’ozone dans l’atmosphère. Près d'un tiers des citadins européens seraient exposés à des concentrations excessives de particules en suspension dans l'air…

En savoir plus sur l’état de la qualité de l’air en France et en Europe :

 

4. Quels sont les polluants les plus problématiques en Rhône-Alpes ?

La qualité de l’air est très contrastée : assez bonne dans les secteurs les plus ruraux pour les particules et les oxydes d’azote, dégradée dans les grandes agglomérations et à proximité des grands axes de circulation pour ces mêmes polluants. Les zones rurales subissent la présence d’ozone, avec des dépassements des valeurs cibles préconisées, notamment au sud de la région (en Ardèche, Drôme, Isère), dans l’ouest lyonnais, à l’est du Lac Léman et en altitude.
La situation des particules fines (PM10) en période hivernale et de l’ozone (O3) en période estivale est particulièrement préoccupante, car les franchissements de valeurs limites ou valeurs cibles touchent une grande majorité des sites de surveillance, et concernent potentiellement la santé de l’ensemble des populations environnantes. Les franchissements de seuils réglementaires concernant le dioxyde d’azote (NO2) ne sont recensés que sur des sites jouxtant d’importantes voiries.

  • L'ozone, polluant estival, il a la particularité de se former, à partir d’autres polluants émis par le trafic routier, l’industrie, l’usage de solvants, par transformation chimique de ceux-ci sous l'action du rayonnement solaire. La pollution par l'ozone affecte toutes les grandes agglomérations françaises et leurs périphéries. Cependant, les régions sous l'influence d'un climat continental, très ensoleillé et chaud en été, sont davantage sensibles à cette pollution. De par son mode de formation, l'ozone se répartit sur de vastes territoires, bien au-delà des agglomérations à l'origine de sa formation (des niveaux d'ozone très élevés sont mesurés à plus de 50 km des villes). Des dépassements des valeurs cibles destinées à la protection de la santé humaine et à la préservation de la végétation sont régulièrement enregistrés. L’impact de l’ozone sur la végétation ne doit pas être négligé. De trop fortes concentrations d’ozone peuvent se traduire par des nécroses foliaires et des ralentissements de croissance pour certaines espèces. Une amélioration significative de la situation ne peut s’envisager sans la mise en œuvre d’actions coordonnées à l’échelle nationale ou européenne.

  • Les particules en suspension, polluants ayant tendance à s'accumuler en hiver. Elles proviennent de diverses activités dont les transports, le chauffage individuel au bois et les émissions diffuses du secteur industriel. Les particules en suspension constituent une classe de polluants très préoccupante. Outre l’impact sanitaire majeur, une procédure de contentieux européen est engagée pour non-respect par l’Etat français des seuils réglementaires. La région Rhône-Alpes est concernée, plusieurs de ses sites de mesure ne respectent pas les normes. Les dépassements sont essentiellement localisés dans les grandes agglomérations, en bordures des grandes voiries et dans les vallées alpines.

  • La vigilance reste de mise pour des polluants tels que les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques et le dioxyde de soufre, notamment au voisinage de certaines activités industrielles.

  • L’amélioration des connaissances est une nécessité pour des polluants actuellement non réglementés en air ambiant mais qui ont un impact sanitaire potentiel : dioxines et furanes, PCB, pesticides, nanoparticules, pollens les plus allergisants (ambroisie, bouleau,…), afin de mieux identifier les zones impactées et anticiper leur présence.

 

5. Pourquoi autant de pics de pollution en hiver ces dernières années ?

  • Depuis 2007, la technique de mesure des particules s’est améliorée avec l’installation sur chaque analyseur d'un système permettant de prendre en compte la fraction volatile des PM10 et PM2,5 (FDMS). La conséquence directe de cette évolution a été une hausse des valeurs mesurées due à l’intégration dans la mesure des composés organiques volatils.

  • Le dispositif inter préfectoral en cas d’épisodes pollués a été renforcé en février 2011 (parution d’un nouvel arrêté) dans la région Rhône-Alpes, afin de s'adapter aux nouveaux enjeux et à la réglementation européenne. La prise en compte de l’exposition de la population a été améliorée, grâce à l’abaissement des seuils pour les particules et à l’intégration des territoires exposés à un trafic routier intense. Le nombre d'activations est donc plus important qu'auparavant, sans que cela traduise forcément une détérioration de la situation. Par ailleurs, les recommandations et mesures d’urgence permettant de réduire les rejets polluants ont été étoffées. Pour en savoir plus sur la gestion des épisodes de pollution, cliquer ici.

 

bilan2014_nb-j-dispo-prefectoral.png

 

6. La pollution a-t-elle tendance à diminuer ou à augmenter au fil des ans en Rhône-Alpes ?

  • En baisse régulière depuis quelques années : les concentrations de dioxyde de soufre, monoxyde de carbone, benzène et quelques éléments traces métalliques (cadmium, nickel et plomb notamment). Renforcements réglementaires (normes euro des véhicules notamment), améliorations technologiques et changement de combustibles expliquent ce constat favorable. Pour le dioxyde de soufre, il subsiste tout de même quelques « points noirs », au voisinage d’établissements industriels, qui se traduisent par des effets de pics.

  • Assez stables : les concentrations de dioxyde d’azote, de particules (PM10) et d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Pour ces polluants, fortement liés au trafic routier et au chauffage au bois, des efforts supplémentaires de réduction des émissions sont indispensables. Dans le cas des HAP, certains sites subissent également une influence industrielle significative. Des améliorations sont attendues pour les HAP en 2014, notamment en région lyonnaise, avec la mise en œuvre de procédés plus performants de dépollution au sein de certains établissements industriels.

  • Très variables : les concentrations d’ozone et d’arsenic. L’ozone est très dépendant des conditions météorologiques, du fait de son mode de formation. Aussi, il est habituellement plus présent les années chaudes et ensoleillées (l’année 2003, caniculaire, reste la plus touchée de ces 12 dernières années). L’arsenic a connu 2 années très atypiques, avec des teneurs très marquées, en 2006 et 2007, dans l’agglomération stéphanoise. Cette situation pourrait s’expliquer par la remise en suspension de particules issues du sol, les sols miniers stéphanois pouvant contenir ce type de composé. Des travaux visant à mieux connaître l’influence de pollutions historiques des sols sur la qualité de l’air sont en cours.

 

bilan2014_evolution-moy-ra

 

Voir les bilans de qualité de l'air en Rhône-Alpes.

 

7. Les activités humaines émettent-elles de plus en plus de polluants dans l’air ?

Depuis plus de 10 ans, les émissions sont en baisse pour tous les polluants atmosphériques. Cela est lié à l’amélioration technologique des parcs de véhicules et d’appareils de chauffage, au durcissement de la réglementation sur les émissions industrielles et à la mise en œuvre de systèmes de dépollution.
La diminution est cependant assez modeste depuis quelques années pour les particules (PM10), expliquant la difficulté à respecter les normes de qualité de l’air pour ces polluants.

Selon les polluants, la tendance d’évolution en Rhône-Alpes entre 2000 et 2010 est similaire à celle observée sur l’ensemble du territoire national. Elle met en évidence une diminution significative des rejets. La baisse est un peu moins marquée en Rhône-Alpes pour les particules, le dioxyde de soufre et les composés organiques volatils. Elle est en revanche beaucoup plus nette pour les hydrocarbures aromatiques polycycliques. Pour ces composés, des améliorations technologiques ou la mise en place de procédés de traitement des fumées ont conduit à d’importantes réductions des rejets de plusieurs établissements industriels, dans les vallées savoyardes et en région lyonnaise principalement.

bilan2014_emission-globale.png

 

 

8. Seules les usines rejettent  des polluants ?

Evidemment non, les sources pollution sont nombreuses. Parmi les activités humaines, les principales sources de pollution en Rhône-Alpes sont le trafic routier, l’industrie, le résidentiel (chauffage) et l’agriculture.

Emissions de particules en suspension (PM10) : forte responsabilité du chauffage au bois individuel, de certaines activités industrielles et des transports routiers
En région Rhône-Alpes, les particules en suspension PM10 sont principalement émises par :

  • Le secteur résidentiel qui représente presque la moitié des émissions. Plus de 90% de ces émissions correspondent aux rejets du chauffage au bois individuel, ce secteur représente un levier puissant d’amélioration de la qualité de l’air.
  • Les émissions diffuses industrielles (chantier/BTP, carrière, seconde transformation du bois) ont également une responsabilité importante avec un quart des émissions de PM10
  • Les transports émettent environ 17% des émissions de PM10.

Emissions d’oxydes d’azote (NOx : NO et NO2) : responsabilité majeure des transports routiers
Les oxydes d’azote (NOx) sont très majoritairement émis par les transports (54 % des rejets). Le transport routier de marchandises est à l’origine de plus de la moitié des rejets d’oxydes d’azote du secteur des transports. La réduction des émissions de NOX par les transports routiers constitue donc le principal et presque unique levier de réduction des concentrations de NO2.

 

L’ozone (O3)
Il n’existe pas d’émetteur direct d’ozone. Ce polluant se forme par une réaction chimique initiée par les rayons UV du soleil, à partir de polluants dits « précurseurs », les oxydes d’azote (NOx) et les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM). Ces précurseurs proviennent principalement du trafic routier (NOx), de certains procédés et stockages industriels, ainsi que de l’usage de solvants.
C’est l’équilibre entre les émissions d’oxydes d’azote et de composés organiques volatils qui détermine les teneurs d’ozone dans l’air. Seules des actions combinées de réduction des émissions de précurseurs peuvent donc permettre de diminuer les niveaux d’ozone dans l’atmosphère. En outre, compte tenu du caractère régional de ce polluant, les actions doivent porter sur de vastes territoires pour avoir un effet réel. Elles doivent donc être organisées de préférence aux échelles nationale et européenne.

 

Emissions des autres polluants
Le dioxyde de soufre et les éléments traces métalliques (arsenic, cadmium, nickel, plomb, mercure) ont pour sources principales les activités industrielles. Pour les particules fines, le benzène, le monoxyde de carbone et les hydrocarbures aromatiques polycycliques, le secteur résidentiel, via le chauffage au bois individuel notamment, est responsable de la majorité des émissions.

bilan2014_contribution-secteur

 

 

 

 

 

9. Est-ce possible de localiser les industries fortement émettrices de polluants en Rhône-Alpes ?

  • La Direction de la Prévention des Pollutions et des Risques (Ministère  de la Transition écologique et solidaire) fournit des informations sur les établissements industriels recensés sur le territoire.

  • En outre, la Commission Européenne et l'Agence Européenne pour l'Environnement (AEE) ont ouvert en novembre 2009 l’accès en ligne du nouveau registre des rejets et transferts de polluants (E-PRTR). Ce registre contient des informations sur les émissions de 91 polluants dans l'air, l'eau et le sol de 24.000 installations industrielles européennes dans les 27 Etats membres ainsi qu’en Norvège, Islande et au Liechtenstein. L’accès public au registre s’inscrit dans une logique de transparence fixée par la convention d'Aarhus.

 

10. Jusqu’à quelle distance d’une infrastructure routière est-on fortement exposée à la pollution de l’air ?

Evolution de la concentration en dioxyde en fonction de l'éloignement à une autoroute

A partir de l’analyse de prélèvements recueillis perpendiculairement à un axe routier, des études ont démontré que les maxima de pollution se trouvent à proximité immédiate de l’axe et que les concentrations décroissent rapidement au fur et à mesure que l’on s’en éloigne. Ainsi, ces concentrations sont divisées environ par 4 à 100 mètres de l’axe, par 8 à 200 mètres, quels que soient les polluants gazeux considérés (dioxyde d’azote, monoxyde de carbone, particules en suspension, benzène…) et le trafic.
A 300 mètres de l’axe, les concentrations de polluants représentent moins de 10% des concentrations de l’axe et sont souvent comparables aux niveaux de fond de la zone d’étude (cf. l’estimation de dispersion ci-dessous permet de visualiser l’évolution des teneurs en dioxyde d’azote en fonction de la distance par rapport à une autoroute).

 

 

11. Comment choisit-on où implanter un site de mesures ?

Les stations sont implantées selon des critères définis par l’Etat. L’implantation des sites de surveillance, fixes et mobiles, se décline ensuite dans le cadre d’une planification quinquennale globale à l’échelle régionale. Vous trouverez plus de précisions  dans le Plan de Surveillance de la Qualité de l’Air en Rhône-Alpes accessible depuis cet article.

 

12. Où se trouve la station de mesures la plus proche de chez moi ?

Plus de 70 sites de mesures permanents assurent la mesure en continu d’une dizaine de polluants atmosphériques (réglementés ou non). Il existe des stations :

  • de fond : en milieu urbain, périurbain ou rural,

  • de proximité : sous influence du trafic routier ou de retombées industrielles.

Les sites de fond caractérisent le niveau de pollution auquel l’ensemble de la population est exposé. Les résultats issus des sites de proximité constituent souvent un seuil maximal auquel seuls les riverains immédiats du site sont exposés.
Cliquez ici afin d’accéder à la carte de localisation des sites de mesures et sélectionnez le site le plus proche géographiquement, en optant pour une typologie :

  • urbaine si vous habitez en zone urbaine dense,

  • périurbaine si vous logez en périphérie d’une agglomération,

  • rurale si vous résidez en campagne.

 

13. Je souhaite accéder aux mesures en temps réel de la station la plus proche de chez moi, comment faire ?

Vous pouvez obtenir des informations précises sur les niveaux de pollution recensés 7/7J et 24/24h sur nos sites de mesures ici.
Vous pouvez choisir la station, le polluant et le pas de temps désiré, puis visualiser ces données sous la forme d'un graphique ou d'un tableau, ou les exporter au format CSV.
Vous pouvez également télécharger les statistiques réglementaires depuis 2011 depuis la page "air de ma commune (carte de synthèse annuelle).

 

14. Comment connaître la qualité de l’air dans les endroits où il n’y a pas de station de mesures ?

Les niveaux de polluants atmosphériques sont relevés en continu par des stations de mesures réparties sur la région. Cette surveillance basée sur la mesure est complétée avec une approche par modélisation qui permet de cartographier les concentrations de plusieurs polluants en tous points du territoire. Les cartographies réalisées peuvent être utilisées pour identifier les « points noirs » ou quantifier les populations exposées à des dépassements de valeurs réglementaires.
La plateforme de modélisation permet d’estimer les concentrations moyennes annuelles de dioxyde d’azote, de particules PM10 et d’ozone par maille kilométrique sur l’ensemble de la région et ainsi, de pouvoir fournir des valeurs comparables à la réglementation.
Cliquer ici afin d’accéder aux cartographies annuelles.
Au quotidien, les modèles numériques permettent également de dresser des cartes régionales de qualité de l’air, et ainsi de diffuser des prévisions pour la journée en cours et le lendemain. Ces cartes quotidiennes sont accessibles ici.

 

15. Les études 

En complément des mesures permanentes et des modèles numériques, des campagnes de mesures ponctuelles et diverses études sont réalisées. Pour connaître les études en cours dans la région, consultez nos fiches études.

 

16. Des indices pour quantifier la qualité de l’air chaque jour

Peut-on comparer les informations et indices quotidiens de qualité de l’air entre eux ?

En premier lieu, il faut savoir que seules les Associations Agrées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA), dont fait partie l’Observatoire Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, disposent d’un réseau de mesures fixes de la qualité de l’air. Ce réseau est constitué en Auvergne-Rhône-Alpes d’environ 90 stations réparties sur l’ensemble du territoire, abritant chacune plusieurs analyseurs perfectionnés et homologués. Les données analysées par ce réseau servent de base de calcul à l’ensemble des diverses applications ou sites internet qui diffusent un indice ou indicateur de qualité de l’air.
Pour en savoir plus sur ces indices diffusés par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, consultez notre article

Les indices calculés par d’autres organismes sur divers sites internet sont difficilement comparables car ils reposent sur des méthodologies différentes (polluants pris en compte, stations prises en compte, périodicité, aire géographique, algorithmes de prévisions des concentrations) qui n’ont bien souvent pas été portées à notre connaissance.

Concernant les données de l’Observatoire Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, il n’est pas approprié par exemple de comparer les mesures horaires observées aux stations et l’indice géolocalisé diffusé dans l’application Air To Go (ou l’indice communal). En effet, ces indices résultent d’une prévision moyennée sur la journée qui comporte des incertitudes (cf. calcul de l’indice) alors que les stations fournissent des concentrations mesurées heure par heure en un point précis du territoire.

Quelle information consulter ?

Pour savoir quelle information consulter, il faut d’abord savoir ce que l’on recherche.

Exemples :

  • J’aimerais déménager dans un endroit avec une meilleure qualité de l’air : cartes annuelles, statistiques réglementaires communales disponibles sur le site Internet (Air de ma Commune), cartographies air-bruit annuelles Orhane
     
  • Je souhaite savoir quelle sera la qualité de l’air globale à l’échelle de mon agglomération demain afin d’adapter mon mode de transport domicile-travail : indice ATMO, carte de prévision quotidienne, Air To Go
     
  • Je souhaite savoir quelle sera la qualité de l’air moyenne à l’échelle de ma commune demain : indice communal, carte de prévision quotidienne
     
  • Je souhaite savoir si je peux pratiquer un sport extérieur dans deux heures :En premier lieu, consultez les données mesurées en direct sur nos stations urbaines, périurbaines ou rurales représentatives de votre lieu d’habitation.
    En second lieu, si vous habitez dans l’une des villes dotées d’un indice Européen (Annecy, Annemasse, Bourg-en-Bresse, Chambéry, Chamonix, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Saint-Etienne, Valence), référez-vous à cet indice.
    Enfin, si aucune station ne se trouve à proximité de votre commune, vérifiez sur Air To Go ou sur le site Internet si votre zone n’est pas concernée par un épisode de pollution en cours, ou consultez l’indice communal.

     
  • J’effectue régulièrement un trajet à pieds ou à vélo et j’aimerais connaitre l’itinéraire le moins exposé à la pollution pour effectuer ce déplacement : Air To Go
     
  • Je voudrais comparer la qualité de l’air globale de ma ville aujourd’hui avec celle d’une autre ville française : indice ATMO
     
  • Je voudrais comparer la qualité de l’air de ma ville en ce moment, polluant par polluant, avec celle d’une autre ville d’Europe : indice Européen

L’indice régional d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes et les épisodes de pollution  ?

Un épisode de pollution est en cours, pourquoi l’indice d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes que je consulte n’est pas supérieur à 90 (indice Air to Go ou indice communal) ?
En cas d’épisode de pollution, un dispositif préfectoral est activé sur une large zone géographique (nommée « bassin d’air »). Et effet, on estime que des actions mises en place sur un grand territoire seront plus efficaces pour lutter contre le phénomène de pollution.

Pour qu’un dispositif préfectoral soit activé, il suffit que 25 km² ou 10% de la population d’un bassin d’air soient exposés à des valeurs supérieures aux seuils réglementaires (critères définis par arrêté préfectoral).

De ce fait, il est parfaitement possible de se trouver dans une zone peu polluée d’un bassin d’air sur lequel un dispositif préfectoral est activé, zone dans laquelle l’indice diffusé sur le service Air To Go ou l’indice communal du site web pourra être largement inférieur à 90.

Pourquoi l’indice que je consulte est supérieur à 90 alors qu’aucun épisode de pollution n’est en cours ?

Pour qu’un dispositif préfectoral relatif à un épisode de pollution soit activé, il faut que 25 km² ou 10% de la population d’une zone géographique définie (bassin d’air) soient exposés à des valeurs supérieures aux seuils réglementaires (critères définis par arrêté préfectoral).

De ce fait, il est possible de se trouver dans une zone exposée à des taux de pollution importants (indice diffusé sur le service Air To Go ou indice communal du site Web supérieur à 90) sans pour autant qu’un dispositif préfectoral soit activé sur le bassin d’air dans lequel on réside.

Pourquoi les PM2,5 et le SO2 ne sont pas pris en compte dans le calcul de l’indice ?

Il n’existe pas de valeur réglementaire journalière associée aux PM2,5 dans la législation française. Cependant, il faut savoir que les PM2,5 constituent la majeure partie (en masse) des PM10, dont les niveaux sont pris en compte lors du calcul de l’indice régional d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.
Concernant le SO2, les concentrations mesurées ont très largement baissé lors des trente dernières années, jusqu’à devenir quasi négligeables. Sa surveillance en proximité de grandes plateformes industrielles reste nécessaire, mais l’inclure lorsque l’on tente de représenter la qualité de l’air ambiant à l’échelle régionale n’a que peu de sens.

Pourquoi l’indice peut-être plus élevé en zone rurale, montagneuse ou interurbaine qu’en agglomération ?

L’ozone est un polluant « secondaire », c'est-à-dire qu’il ne provient pas directement des activités humaines. Il se forme, via une réaction chimique déclenchée par les rayons UV du soleil, à partir de polluants préexistants dans l’air, appelés « précurseurs ».

Trois éléments peuvent donc expliquer sa présence plus abondante en zone rurale qu’en zone urbaine :

  • Lorsque l’ozone se forme au-dessus des villes, dès qu’il parvient au contact des oxydes d’azote émis par les gaz d’échappement, une nouvelle réaction chimique se produit et le « consomme » (séparation/recombinaison des molécules d’oxygène). Aussi, c’est le weekend que les villes sont davantage exposées à la pollution à l’ozone, lorsqu’il y a moins de circulation. Le phénomène est un peu moins marqué dans les zones interurbaines où des niveaux d’oxydes d’azote globalement moins élevés permettent à l’ozone de se former en journée mais ne l’empêche pas d’être détruit chaque nuit.
  • Parmi les polluants précurseurs nécessaires à la formation de l’ozone, se trouve le Méthane (CH4). Ce composé est nettement plus présent en zone rurale qu’en zone urbaine, car émis en grande partie par les activités agricoles, et également par la faune et la flore de manière tout à fait naturelle.
  • L’intensité du rayonnement UV a également une influence sur la formation d’ozone. Or, plus on monte en altitude, plus l’intensité des rayons UV est importante, d’où les concentrations parfois élevées mesurées en montagne en été.

 

17. Comment puis-je signaler une odeur gênante ou suspecte ?

  • Même si une odeur nauséabonde n’est pas forcément synonyme de risque sanitaire, il s’agit d’une nuisance qui doit être prise en compte. Mis en place en novembre 2003, RESPIRALYON est un dispositif de surveillance et de lutte contre les nuisances olfactives sur l'agglomération lyonnaise. Pour espérer identifier l'origine d'une odeur et la combattre, il est important d'avoir des renseignements précis : heure et localisation du ressenti, intensité de la gêne, type d'odeur,...

Nous vous invitons donc à signaler toute odeur gênante dans l’agglomération lyonnaise sur  www.respiralyon.org ou via le numéro vert 0 800 800 709.

  • En dehors de l’agglomération lyonnaise, les signalements d’odeurs peuvent être faits auprès d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes (09 72 26 48 90).

 

18. L’air est-il pollué à l’intérieur de nos habitations ?

Nous passons plus de 80% de notre temps dans des locaux (habitation, bureaux, écoles, usines, habitacle de voiture, etc.). Or la qualité de l'air y est souvent plus médiocre qu'à l'extérieur. En effet, la qualité de l'air intérieur dépend pour partie de l'air extérieur qui pénètre, mais surtout de l'efficacité de la ventilation et de nombreuses sources intérieures de pollution (combustions pour le chauffage et la cuisine, tabagisme, produits d'entretien, produits de bricolage, matériaux de construction, etc.).
L’observatoire de la qualité de l’air en Rhône-Alpes s’intéresse à la problématique de l’air intérieur, dans les établissements scolaires notamment. Ces dernières années, plusieurs études ont été menées, établissant un diagnostic de qualité de l’air dans des crèches, écoles maternelles, collèges ou lycées.

Sites web de référence pour en savoir plus :

 

19. Je souhaiterais faire réaliser des mesures d’air chez moi, à qui dois-je m‘adresser ?

Les problèmes de pollution intérieure sont complexes car ils peuvent être liés à des éléments structurels (implantation du logement, conception du logement, isolation, chauffage, climatisation, nature du mobilier) et des éléments conjoncturels (conditions d’hygiène, d’entretien, d’isolation, présence humaine et animale, présence de fumeurs, activités comme la cuisine ou le ménage…).
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes ne peut répondre aux demandes de diagnostic de particuliers ou d’entreprises désirant une étude spécifique de leur habitation ou de leurs locaux.

  • Dans la mesure où une nuisance est associée à une crainte d’ordre sanitaire, il convient de saisir le service d’hygiène de votre ville, s’il en existe un, ou l’ARS (Agence Régionale de Santé). Par ailleurs, si des symptômes sanitaires sont manifestes, il existe des Conseillers Médicaux en Air Intérieur (CMEI) qui peuvent se rendre sur site pour un diagnostic dès lors que l’ordonnance d’un médecin le prescrit. Cliquez ici pour connaître les CMEI proche de chez vous. Sinon, il convient de se rapprocher de sa mairie. Le Maire est en effet garant du respect du règlement sanitaire départemental. Ce document impose des prescriptions en matière d’hygiène et de salubrité publique qui doivent permettre de résoudre les principaux problèmes de nuisances quotidiennes. Les Services Communaux d’Hygiène et de Santé organisent les opérations de santé publique au niveau de leur commune. Ils remplissent les missions de police du maire en matière de salubrité et surveillent l’application des dispositions relatives à la protection générale de la santé publique. Seules les grandes villes sont dotées d’un Service Communal d’Hygiène et de Santé, renseignez-vous auprès de votre Mairie.

  • De nombreux laboratoires publics et privés proposent des offres de diagnostics, veuillez retrouver ici la liste des établissements accrédités COFRAC pour la surveillance de la qualité de l'air intérieur dans les établissements recevant du public (programme LAB REF 30). Des mesures réalisées par vos soins ont toutes les chances d’aboutir à une impasse : interprétation impossible et surtout inutile si un diagnostic du local et des environs n’est pas mené en même temps. Ce type de diagnostic peut être mené par une personne d’un service d’hygiène, de l’ARS ou un CMEI. La démarche à privilégier est donc de solliciter ces organismes et votre Maire.

  • Plus globalement, il existe un guide de l‘Institut National de Veille Sanitaire concernant la gestion de la qualité de l’air dans les établissements recevant du public. Pour le télécharger : Guide-Air-Intérieur. Consultez également la rubrique « Qui peut vous aider » de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI).

20. Comment agir, individuellement et collectivement, pour diminuer les émissions de polluants atmosphériques et protéger les populations ?

Réduire les émissions de polluants du secteur des transports :

  • Réduire le trafic ;

  • Favoriser la fluidité du trafic routier ;

  • Accélérer le renouvellement du parc de véhicules ;

  • Réguler la vitesse du trafic peut dans certains cas constituer une mesure d’ajustement intéressante (disposition prévue dans les arrêtés préfectoraux en cas d’épisode de pollution, fréquemment appliquée).

 

Réduire les émissions de polluants du chauffage au bois :

  • Améliorer les performances thermiques des bâtiments,

  • Réduire les émissions du chauffage au bois individuel, qui représentent plus de 90% des émissions du chauffage de la région, en utilisant du matériel récent (renouvellement des inserts antérieurs à 1996),

  • Maîtriser le développement des chaufferies bois collectives afin de ne pas dégrader une situation déjà fragile.

La plupart des actions envisagées sont compatibles avec la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Adapter/maîtriser l’urbanisation :

  • Privilégier une urbanisation en retrait de la rue afin de limiter les populations exposées à des niveaux élevés de pollution ;

  • Eviter l'installation de bâtiments recevant des personnes sensibles (enfants, malades, personnes âgées…) à proximité des axes de circulation les plus importants ;

  • Privilégier une urbanisation morcelée plutôt que compacte pour favoriser la dispersion des polluants.

  • Limiter les activités pouvant éventuellement créer une gêne dans les zones d'habitat (artisanat, PME …) ;

  • Prévoir des systèmes d'aération adaptés.

Pour en savoir plus, consultez notre rubrique "Agir Ensemble".

 

21. Est-ce que je pollue lorsque je fais brûler des végétaux à l’air libre ?

La combustion à l’air libre de végétaux, activité courante et à première vue anodine, participe aux émissions de plusieurs polluants, dont les particules PM10 mais aussi des composés cancérigènes comme les HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) et le benzène. En dehors des dérogations préfectorales indispensables à certaines activités, le brûlage de déchets verts est interdit.
Suite au Plan Particules national, une circulaire a été adressée aux préfets le 18 novembre 2012. Elle rappelle les bases juridiques relatives à l’interdiction du brûlage à l’air libre des déchets verts et présente les quelques dérogations autorisées.

Le brûlage de 50 kg de végétaux émet autant de particules que :

  • 14 000 km parcourus pour une voiture essence récente

  • 13 000 km parcourus pour une voiture diesel récente

  • 12 mois de chauffage d’une maison équipée d’une chaudière fuel performante

  • 3 semaines de chauffage d’une maison équipée chaudière bois performante

L’apport des végétaux en déchetterie (trajet de 20 km supposé) est systématiquement plus favorable qu’une combustion sur place pour la qualité de l’air.

Apport en déchetterie, broyage sur place ou compostage sont des solutions à privilégier.

Pour en savoir plus, consultez notre rubrique "Agir Ensemble".

 22. Où puis-je trouver des documents pédagogiques traitant de la qualité de l’air ?

Nous n’intervenons pas en milieu scolaire mais mettons à votre disposition un certain nombre de supports consultables dans notre espace scolaire. Vous pouvez également consulter une liste de supports pédagogiques existants en France sur la qualité de l'air extérieur ici

Vous pouvez également vous adresser à des associations spécialisées dans les interventions scientifiques et ludiques en milieu scolaire. Par exemple :

  • FRAPNA (04.37.47.88.56)
  • Les Association Départementale d'Education pour la Santé (04.72.41.66.12)
  • OIKOS (04.78.94.09.65)

23. Par quel moyen obtenir des informations régulières sur la qualité de l’air que je respire ?

Sachez qu’il existe une multitude de vecteurs afin d’être informé de la qualité de l’air que l’on respire. Vous pouvez notamment consulter la qualité de l'air au quotidien sur le site Internet d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes en version complète ou en version mobile, recevoir un bulletin d'information quotidien ou en cas d'alerte, contacter le serveur vocal (0810800710) ou nous suivre sur les réseaux sociaux. 

De nombreuses collectivités et partenaires mettent également à disposition sur leur site Internet ou sur les panneaux d'affichage de la ville les indices quotidiens de qualité de l'air diffusés par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. 

24. Pourquoi l'indice peut être plus élevé en zone rurale ou interurbaine qu'en agglomération ?

L’ozone est un polluant « secondaire », c'est-à-dire qu’il ne provient pas directement des activités humaines. Il se forme, via une réaction chimique déclenchée par les rayons UV du soleil, à partir de polluants préexistants dans l’air, appelés « précurseurs ».

Trois éléments peuvent donc expliquer sa présence plus abondante en zone rurale qu’en zone urbaine :

  • Lorsque l’ozone se forme au-dessus des villes, dès qu’il parvient au contact des oxydes d’azote émis par les gaz d’échappement, une nouvelle réaction chimique se produit et le « consomme » (séparation/recombinaison des molécules d’oxygène). Aussi, c’est le weekend que les villes sont davantage exposées à la pollution à l’ozone, lorsqu’il y a moins de circulation. Le phénomène est un peu moins marqué dans les zones interurbaines où des niveaux d’oxydes d’azote globalement moins élevés permettent à l’ozone de se former en journée mais ne l’empêche pas d’être détruit chaque nuit.
     

  •  Parmi les polluants précurseurs nécessaires à la formation de l’ozone, se trouve le Méthane (CH4). Ce composé est nettement plus présent en zone rurale qu’en zone urbaine, car émis en grande partie par les activités agricoles, et également par la faune et la flore de manière tout à fait naturelle. (illustration : carte cadastre CH4)
     

  • L’intensité du rayonnement UV a également une influence sur la formation d’ozone. Or, plus on monte en altitude, plus l’intensité des rayons UV est importante, d’où les concentrations parfois élevées mesurées en montagne en été. (illustration : carte annuelle dépassement 120/8h O3 AuRA).